Instruction administrative du 1er janvier 2005 BOI 5 B-5-05

Instruction apportant de nombreuses précisions concernant les immeubles ayant reçu le label de la Fondation du Patrimoine.

BULLETIN OFFICIEL DES IMPÔTS

DIRECTION GÉNÉRALE DES IMPÔTS

5 B-5-05

N° 21 du 1er FEVRIER 2005

IMPOT SUR LE REVENU. DEDUCTION SUR LE REVENU GLOBAL DES CHARGES AFFERENTES AUX IMMEUBLES QUI

FONT PARTIE DU PATRIMOINE NATIONAL EN RAISON DU LABEL DELIVRE PAR LA FONDATION DU PATRIMOINE.

(C.G.I., art. 156-I-3°et 156-II-1°ter)

NOR : BUD F 05 20201 J

Bureaux C 2 et AGR

P R E S E N T A T I O N

L’article 16 de la loi de finances pour 1997 a étendu, sur agrément du Ministre de l’économie et des

finances, le bénéfice des dispositions du 3° du I de l’article 156 du code général des impôts et du 1° ter du

II du même article aux immeubles ayant reçu le label de la Fondation du patrimoine en application de

l’article 2 de la loi n° 96-590 du 2 juillet 1996 si ce label a été accordé sur avis favorable du service

départemental de l’architecture et du patrimoine.

L’article 45 de la loi de finances rectificative pour 2002 (n° 2002-1576 du 30 décembre 2002)

supprime la nécessité d’un agrément fiscal et accorde de plein droit le bénéfice des articles 156-I-3° et

156-II-1° ter du code général des impôts aux propriétaires d’immeubles ayant reçu le label de la Fondation

du patrimoine.

Les conditions d’imputation des charges foncières sur le revenu global de ces propriétaires sont

fixées par le décret n° 2004-1016 du 22 septembre 2004.

La présente instruction commente l’ensemble de ces dispositions.

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1er février 2005 - 2 -

SOMMAIRE

INTRODUCTION 1

SECTION 1 : CHAMP D’APPLICATION 3

A. IMMEUBLES CONCERNES 3

1. Catégories d’immeubles 4

2. Octroi du label de la Fondation du patrimoine 6

3. Visibilité de la voie publique 7

B. CHARGES ADMISES EN DEDUCTION 8

SECTION 2 : IMMEUBLE QUI NE PROCURE AUCUNE RECETTE IMPOSABLE 12

A. PERSONNES CONCERNEES 12

B. MONTANT DE LA DEDUCTION 15

SECTION 3 : IMMEUBLE QUI PROCURE DES RECETTES IMPOSABLES 18

A. PERSONNES CONCERNEES 18

B. MODALITES DE LA DEDUCTION 19

SECTION 4 : OBLIGATIONS DES PROPRIETAIRES ET SANCTIONS 22

A. OBLIGATIONS DES PROPRIETAIRES 22

1. Détail des sommes dont la déduction est demandée 23

2. Copie de la décision d’octroi du label de la Fondation du patrimoine 25

B. SANCTIONS DE CES OBLIGATIONS 26

ANNEXE : DECISION D’OCTROI DU LABEL DE LA FONDATION DU PATRIMOINE

(loi n° 96-590 du 2 juillet 1996)

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- 3 - 1er février 2005

INTRODUCTION

1. L’article 16 de la loi de finances pour 1997 a étendu, sur agrément du Ministre de l’économie et des

finances, le bénéfice des dispositions du 3° du I de l’article 156 du code général des impôts et du 1° ter du II du

même article aux immeubles ayant reçu le label de la Fondation du patrimoine en application de l’article 2 de la

loi n° 96-590 du 2 juillet 1996 si ce label a été accordé sur avis favorable du service départemental de

l’architecture et du patrimoine.

L’article 156-I-3° du code général des impôts prévoit que les déficits fonciers provenant de ces immeubles

sont imputables sur le revenu global sans limitation de montant.

L’article 156-II-1° ter du code général des impôts prévoit que les propriétaires de ces immeubles qui ne

procurent pas de revenu peuvent déduire de leur revenu global une partie des charges foncières qu’ils

supportent.

2. L’article 45 de la loi de finances rectificative pour 2002 supprime la condition d’agrément pour les

propriétaires d’immeubles ayant reçu le label de la Fondation du patrimoine. Les dispositions de l’article 156-I-3°

et 156-II-1° ter du code général des impôts leur sont dès lors applicables de plein droit.

Le décret n° 2004-1016 du 22 septembre 2004 précise les conditions d’imputation des charges foncières

afférentes à ces immeubles sur le revenu global.

SECTION 1 : CHAMP D’APPLICATION

A. IMMEUBLES CONCERNES

3. Sont concernés les immeubles qui, sans être classés monuments historiques ou inscrits à l’inventaire

supplémentaire ni faisant l’objet d’un agrément ministériel, font partie du patrimoine national à raison du label qui

leur a été accordé par la Fondation du patrimoine. L’octroi du label est notamment subordonné à la condition que

l’immeuble soit visible de la voie publique.

1. Catégories d’immeubles

4. Peuvent être considérés comme faisant partie du patrimoine national les immeubles appartenant aux trois

catégories visées ci-après et qui ont reçu le label de la Fondation du patrimoine :

- la première catégorie vise les immeubles non habitables constituant le « petit patrimoine de proximité ».

Ces immeubles peuvent être situés aussi bien en zone urbaine qu’en zone rurale. Il s’agit de bâtiments tels que

les pigeonniers, lavoirs, fours à pain, chapelles, moulins… ;

- la seconde catégorie recouvre les immeubles habitables ou non habitables situés dans les « zones de

protection du patrimoine architectural, urbain et paysager » (Z.P.P.A.U.P.) créées en application des dispositions

de la loi n° 83-8 du 7 janvier 1983 modifiée et du décret n° 84-304 du 25 avril 1984 ;

- la dernière catégorie vise les immeubles habitables ou non habitables les plus caractéristiques du

patrimoine rural (fermettes, granges, maisons de village, petits manoirs ruraux…). Par définition, ces immeubles

se situent principalement en zone rurale. Toutefois, des immeubles de cette nature qui, compte-tenu de

l’évolution des agglomérations se situeraient désormais en zone urbaine, ont vocation à bénéficier du label.

5. Les parcs et jardins ne peuvent en aucun cas prétendre au bénéfice des dispositions de l’article 156-I-3°

et 156-II-1° ter du code général des impôts au titre d’immeubles ayant reçu le label de la Fondation du patrimoine.

L’immeuble doit figurer dans le patrimoine privé du contribuable directement ou indirectement (détention

par l’intermédiaire d’une SCI, d’un groupement foncier rural notamment). Il s’agit des immeubles dont le

contribuable conserve la jouissance (art. 156-II-1° ter du CGI) ou dont les revenus tirés de la location sont

imposables dans la catégorie des revenus fonciers (art.156-I-3° du CGI)

2. Octroi du label de la Fondation du patrimoine

6. Peuvent faire partie du patrimoine national les immeubles qui ont obtenu le label de la Fondation du

patrimoine sur avis favorable du service départemental de l’architecture et du patrimoine. Peuvent obtenir le label,

les immeubles répondant à l’ensem ble des conditions d’éligibilité et pour lesquels la Fondation du patrimoine

s’est engagée à subventionner à hauteur de 1 % au minimum, le montant des travaux à réaliser.

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Les travaux ne doivent pas commencer avant l’attribution du label par la Fondation du patrimoine. Par

ailleurs, il est admis, à titre de mesure de simplification, que le pourcentage de 1% s’apprécie au vu des devis

toutes taxes comprises présentés par les propriétaires pour l’octroi du label.

Le service départemental de l’architecture et du patrimoine peut accorder un avis favorable aux seuls

immeubles :

- les plus significatifs et dignes d’intérêt sur le plan patrimonial, c’est- à-dire ceux présentant des

caractéristiques architecturales et historiques fortes ;

- dont l’état général nécessite des travaux de conservation permettant leur sauvegarde dans leur

destination d’origine ou, le cas échéant, leur transformation en vue d’un usage d’intérêt public.

3. Visibilité de la voie publique

7. L’immeuble doit être visible de la voie publique. Il n’est pas en revanche exigé qu’il soit ouvert au public.

Depuis la voie publique, l’immeuble doit présenter la majorité de ses parties les plus intéressantes au plan

architectural (pour un immeuble habitable, sa façade principale doit impérativement être visible) qui doivent

pouvoir être appréciées à une distance raisonnable (perception des détails).

Cette condition n’est pas satisfaite lorsque la visibilité nécessite un accès à la propriété entourant

l’immeuble. Le terme « voie publique » s’entend d’une voie ouverte au public (ex : chemins de grande randonnée

labellisés GR, même s’ils sont situés sur des terrains privés).

B. CHARGES ADMISES EN DEDUCTION

8. Compte-tenu de la nature particulière des immeubles susceptibles de recevoir le label de la Fondation du

patrimoine qui n’ont pas vocation à être ouverts au public, les modalités et conditions de déduction des charges

sont plus restrictives que celles prévues pour les autres catégories d’immeubles.

9. Conformément à l’article 41 I bis de l’annexe III au CGI, les charges déductibles afférentes à ces

immeubles sont exclusivement celles qui correspondent aux travaux de réparation et d’entretien.

Ces dépenses, y compris les honoraires d’architecte éventuels, sont celles qui correspondent à des

travaux de réparation et d’entretien ayant pour objet de maintenir ou de remettre un immeuble en bon état et d’en

permettre un usage normal sans en modifier la consistance, l’agencement ou l’équipement initial (la définition des

travaux de réparation et d’entretien est précisée dans la documentation administrative n° 5 D 2224) à l’exclusion

de toute autre charge.

Ne sont notamment pas déductibles : les intérêts d’emprunt, les primes d’assurance, les dépenses

afférentes à des travaux n’ayant pas la nature de travaux de rép aration ou d’entretien, etc.

10. S’agissant des immeubles habitables, seuls les travaux de réparation ou d’entretien afférents aux murs,

aux façades et aux toitures sont admis en déduction. Les travaux intérieurs nécessaires à la préservation de ces

éléments pourront toutefois être déduits (réparation de la charpente par exemple). Les autres travaux intérieurs

sont exclus de la déduction (parquets, plafonds, cheminées intérieures…).

S’agissant des immeubles non habitables, les travaux intérieurs indissociables de l’intérêt historique,

artistique ou culturel que présente le bien pourront être admis en déduction à la condition que leurs propriétaires

s’engagent à les ouvrir au public. Il pourra s’agir par exemple du mécanisme intérieur d’un moulin, des fresque s

ou de l’autel d’une chapelle.

11. Les dépenses de reconstruction, de destruction, de restauration et de remise en état de parties disparues

au cours du temps (portes, fenêtres condamnées…) ne répondent pas à la définition des dépenses déductibles

du revenu global. Toutefois, ces travaux sont déductibles lorsqu’ils sont réalisés à la demande du service

départemental de l’architecture et du patrimoine et qu’ils ont pour objet de restaurer l’immeuble dans sa situation

d’origine, cela même si l’affectation de l’immeuble est modifiée, dès lors que les caractérisitiques extérieures des

immeubles en cause sont respectées. Il en va de même des travaux réalisés sur les murs de clôture et d’enceinte

si leur intérêt historique, artistique ou culturel est établi et lorsqu’ils constituent avec l’immeuble un ensemble

indissociable.

Les travaux afférents à des parties extérieures de l’immeuble non visibles de la voie publique peuvent

néanmoins constituer des dépenses déductibles dès lors que la majorité des parties les plus intéressantes de

l’immeuble est visible de la voie publique. Toutefois, la circonstance qu’un propriétaire autorise l’accès à sa

propriété n’aura pas pour effet de rendre déductibles des travaux afférents à un bâtiment non visible de la voie

publique.

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A titre dérogatoire, les dépenses afférentes à des travaux de transformation des immeubles labellisés en

vue d’un usage d’intérêt public peuvent être admises en déduction. Ainsi, un bien réutilisé par des institutions à

vocation culturelle est susceptible de bénéficier du dispositif toutes conditions étant par ailleurs remplies.

SECTION 2 : IMMEUBLE QUI NE PROCURE AUCUNE RECETTE IMPOSABLE

A. PERSONNES CONCERNEES

12. Le bénéficiaire de la déduction est en principe le propriétaire de l’immeuble ayant bénéficié du label de la

Fondation du patrimoine. L’absence de droit de propriété doit donc conduire à refuser la déduction des dépenses.

13. Dans le cas d’un immeuble en indivision, chaque indivisaire ne peut déduire dans les conditions et limites

susvisées, que le montant des charges foncières qu’il a effectivement payées, dans la limite de la quote-part qui

lui incombe compte-tenu de ses droits dans l’indivision.

14. En cas de démembrement du droit de propriété de l’immeuble, chacun des nu-propriétaires et usufruitiers

ne peut en principe déduire dans les conditions et limites susvisées que les dépenses dont le paiement lui

incombe en vertu des articles 605 et suivants du code civil. Il est toutefois admis qu’ils puissent déduire les

dépenses dont ils supportent effectivement la charge même lorsqu’elles ne leur incombent pas en application des

dispositions précitées du code civil.

Cela étant, la prise en charge par l’usufruitier ou le nu-propriétaire de travaux ou charges qui ne leur

incombent pas constitue un avantage pour le bénéficiaire qui, si les dépenses en cause ne sont pas

remboursées, s’analyse en un don manuel soumis aux droits de mutation à titre gratuit dans les conditions de

droit commun.

B. MONTANT DE LA DEDUCTION

15. En ce qui concerne les immeubles qui ne donnent lieu à la perception d’aucune recette, la quote -part

déductible des charges est fixée par l’article 41 I bis de l’annexe III au CGI comme suit :

- 50 % du montant des travaux éligibles ;

- lorsque les travaux sont subventionnés à hauteur de 20% au moins de leur montant, la totalité de la

fraction du coût des travaux non couverte par la subvention est déductible. Les subventions s’entendent de tous

les versements faits à titre définitif par des collectivités publiques ou des organismes publics ou privés (Etat,

collectivités territoriales, Communauté européenne, Vieilles Maisons Françaises, Maisons paysannes de

France…) ainsi que ceux faits dans les mêmes conditions par la Fondation du patrimoine.

16. Ces charges ne peuvent être déduites que dans la mesure où le contribuable ne demande pas leur prise

en compte pour le calcul d’une réduction ou d’un crédit d’impôt au titre des dépenses afférentes à l’habitation

principale.

17. Les bénéficiaires du régime spécial de déduction ne pourront bénéficier de la réduction d’impôt prévue à

l’article 200 du code général des impôts au titre des versements effectués au profit de la Fondation du patrimoine

sur l’ensemble de la période d’attribution du label de la Fondation du patrimoine.

SECTION 3 : IMMEUBLE QUI PROCURE DES RECETTES IMPOSABLES

A. PERSONNES CONCERNEES

18. Cette situation peut se rencontrer lorsque l’immeuble est loué en totalité, ou lorsque l’immeuble donne lieu

à la perception de recettes accessoires (droit de visite) imposables dans la catégorie des revenus fonciers.

Dès lors, ces dispositions ne concernent pas les immeubles ou parties d’immeubles utilisés par leurs

propriétaires pour les besoins d’une entreprise industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou pour l’exercice

d’une profession non commerciale. Dans cette hypothèse, il convient de se reporter aux dispositions applicables

pour la détermination des revenus professionnels des propriétaires. En application de ces principes, les gîtes

ruraux sont notamment exclus de ce dispositif.

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Sont également exclus les propriétaires d’immeubles situés en ZPPAUP qui ont demandé l’application du

régime d’imputation des déficits fonciers prévu au deuxième alinéa de l’article 156-I-3° du code général des

impôts (« loi Malraux ») ou celle des dispositions du g ou h de l’article 31.I .1° du même code (dispositifs

« Besson-neuf » et « Robien »).

B. MODALITES DE LA DEDUCTION

19. Les dispositions de l’article 156-I-3° du code général des impôts relatives aux modalités d’imputation des

déficits fonciers sont applicables aux propriétaires d’immeubles ayant reçu le label de la Fondation du patrimoine.

20. Lorsque l’immeuble est donné intégralement en location, le propriétaire peut imputer, dans les conditions

de droit commun, la totalité des charges foncières qu’il supporte sur le montant des loyers qu’il perçoit. Par

exception aux règles applicables aux immeubles ordinaires, le déficit éventuel peut être imputé sur le revenu

global sans limite de montant.

Dans cette situation, il y a lieu de faire application des règles générales en vigueur pour la détermination

du revenu net foncier. Ainsi, l’ensemble des subventions perçues au titre des travaux d’entretien et de réparation

constitue une recette imposable ; le montant de ces mêmes travaux est déductible intégralement.

21. Lorsqu’une partie seulement de l’immeuble donne lieu à la perception de recettes imposables, il convient

de ventiler les charges d’entretien et de réparation déductibles entre le revenu foncier et le revenu global (prorata

en fonction de la surface des locaux).

Dans ce dernier cas, les dépenses de réparation et d’entretien se rapportant à la partie de l’immeuble dont

le propriétaire se réserve la disposition sont imputables sur le revenu global dans les conditions et limites fixées à

l’article 41 I bis de l’annexe III au CGI. Les autres charges sont prises en compte pour la détermination du revenu

net foncier.

SECTION 4 : OBLIGATIONS DES PROPRIETAIRES ET SANCTIONS

A. OBLIGATIONS DES PROPRIETAIRES

22. Les propriétaires concernés doivent joindre à la déclaration annuelle de leurs revenus une note indiquant

le détail des sommes dont la déduction est demandée et une copie de la décision d’octroi du label de la

Fondation du patrimoine co-signée par le Président ou le Directeur général ainsi que le Délégué régional de la

Fondation du patrimoine concerné.

1. Détail des sommes dont la déduction est demandée

23. La note jointe à la déclaration d’ensemble des revenus doit préciser :

- la date de paiement des travaux ;

- la nature des travaux ;

- le bénéficiaire des versements.

24. En outre, lorsqu’un immeuble occupé en partie par le propriétaire donne lieu à la perception de recettes et

que de ce fait, les charges foncières s’imputent en partie sur le revenu foncier et en partie sur le revenu global, la

note jointe à la déclaration doit faire apparaître :

- le montant total de chacune des catégories de dépenses dont la déduction est demandée ;

- la répartition de ces dépenses entre le revenu foncier et le revenu global.

2. Copie de la décision d’octroi du label de la Fondation du patrimoine

25. L’article 41 J de l’annexe III au CGI prévoit que le contribuable doit joindre une copie de la décision

d’octroi du label de la Fondation du patrimoine (voir annexe à la présente instruction). Ce renseignement est

destiné à permettre de vérifier que l’immeuble entre bien dans l’une des catégories prévues par la réglementation

en vigueur et à fixer la proportion de charges foncières admises en déduction du revenu gl obal.

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B. SANCTIONS DE CES OBLIGATIONS

26. L’absence du dépôt de ces renseignements à l’appui de la déclaration des revenus n’emporte pas la

déchéance pour le propriétaire du droit de déduction.

Ce propriétaire est toutefois passible des amendes fiscales visées aux articles 1725 et 1726 du code

précité, mais conserve le droit de justifier au cours de l’instance contentieuse de la consistance des charges dont

il demande la déduction.

La Directrice de la Législation fiscale

Marie-Christine LEPETIT

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ANNEXE

DECISION D’OCTROI DU LABEL DE LA FONDATION DU PATRIMOINE

(loi n° 96-590 du 2 juillet 1996)

Art. 1er : Le label de la Fondation du patrimoine prévu à l’article 2 de la loi n° 96 -590 du 2 juillet 1996 relative à la

« Fondation du patrimoine » est délivré à :

- Madame, Mademoiselle, Monsieur :

- en qualité de (droit de propriété sur l’immeuble) :

- pour l’immeuble situé à :

Prenant effet au , ce label , accordé sur avis favorable du service départemental de l’architecture et

du patrimoine du , est délivré pour une période de cinq ans.

Art.2 : Cet immeuble :

o ne procure aucun revenu à son propriétaire :

En vertu des dispositions de l’article 156-II-1° ter du code général des impôts et en application du décret

n°2004-1016 du 22 septembre 2004, le label de la Fondation du patrimoine autorise la déduction des travaux de

réparation et d’entretien mentionnés dans la demande du…… à hauteur de (montant TTC des travaux

labellisables) sur le revenu global, et dans la limite de :

o 50 % de leur montant net de subventions si celles-ci sont

inférieures à 20 % du montant des travaux labellisables

o 100 % de leur montant net de subventions si celles-ci sont

supérieures à 20 % du montant des travaux labell isables

Le montant total des subventions publiques et de la Fondation du patrimoine au titre de ce projet est

de……(montant cumulé des subventions).

o procure des revenus à son propriétaire :

En vertu de l’article 156-I-3° du code général des impôts, le déficit foncier provenant de cet immeuble est

imputable sur le revenu global sans limitation de montant.

Le montant total des travaux mentionnés dans la demande du ……. est de (montant TTC des travaux

labellisables).

Le montant total des subventions publiques et de la Fondation du patrimoine au titre de ce projet est de

……(montant cumulé des subventions).

La note jointe présente le détail des sommes dont la déduction est demandée (immeuble productif

ou non de revenus).

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