L'indice de référence des loyers a grimpé au 4 trimestre 2006

L'indice de référence des loyers français a grimpé de 3,23% au quatrième trimestre 2006

Calculé par l'Insee, l'indice de référence intervenant dans la révision des loyers d'habitation a grimpé de 3,23% sur les trois derniers mois de 2006.

C'est la plus forte hausse depuis début 2001. Au quatrième trimestre 2006, l'indice de référence des loyers, qui intervient dans la révision des loyers d'habitation, a augmenté de 3,23% en glissement annuel, après une hausse de 2,3% un an auparavant et 3,19% au trimestre précédent.

"L'indice de référence des loyers est calculé comme la somme pondérée d'indices représentatifs de l'évolution des prix à la consommation, du coût des travaux d'entretien et d'amélioration du logement à la charge des bailleurs et de l'indice du coût de la construction. Il sert de référence pour la révision des loyers en cours de bail dans le parc locatif privé", précise l'Insee.

De son côté, l'indice du coût de la construction atteint 1.406 au quatrième trimestre de 2006 après 1.381 au trimestre précédent. En glissement annuel, l'augmentation (5,56 %) est inférieure à celle du trimestre précédent (8,06%). "Contrairement à ce que peut laisser croire son nom, c'est un indice de prix, fondé sur l'observation des marchés de construction conclus entre les maîtres d'ouvrage et les entreprises assurant les travaux de bâtiment, à l'exclusion des autres composantes qui entrent dans le prix de revient des logements (charge foncière, frais annexes de promotion, frais financiers...)", explique l'Insee.
la tribune
Sur le long terme, l’immobilier est toujours un placement performant Jamais les jeunes n’ont été aussi nombreux à acheter. « Les primo-accédants n’hésitent plus à s’endetter sur 30, voire 50 ans, pour acheter », observe Bernard Cadeau, président du réseau Orpi. L’arithmétique leur donne raison : un cadre qui gagne 5000 euros net par mois à la veille de son départ à la retraite touchera ensuite environ 50% de son ancien salaire. S’il a terminé de payer sa résidence principale, il évite de dépenser 1500 euros en loyer chaque mois, soit 60% de sa retraite mensuelle?! Autres avantages de l’achat d’une résidence principale : l’épargne forcée et l’espoir de plus-values. Tous les acquéreurs le reconnaissent : l’achat d’un logement transforme toute cigale en fourmi. Et s’ils n’avaient pas à rembourser tous les mois leur mensualité, il y a peu à parier qu’ils mettraient l’équivalent de côté sur un compte d’épargne. La plus-value n’est que la cerise sur le gâteau… même si, au cours des dix dernières années, avec plus de 120 % de hausse des prix, la taille de la cerise a dépassé celle du gâteau !

Ensuite, « une fois sa résidence principale remboursée, on peut consacrer le même montant à l’achat d’une résidence secondaire », conseille Christophe Zeller, président d’Immo Retraite, qui propose une formule originale, inspirée des viagers : acheter un bien à une personne âgée, avec une décote de 30%.

En contrepartie, il faut laisser l’ancien propriétaire revenir dans sa maison de vacances deux mois par an. Faut-il aller encore plus loin et investir dans l’immobilier locatif en prévision de ses vieux jours ? La rentabilité des opérations, ajoutée à l’effet de levier du crédit, a de quoi séduire. Mais il faut se méfier :

l’investissement locatif n’est ni le plus rentable des placements, ni le plus tranquille, ni le moins imposé.

Sa performance globale s’est élevée à 10,5% pour un logement à Paris entre 1985 et 2005, derrière celle des actions françaises (12%), mais loin devant les 5,1% des fonds monétaires et les… 3,9% du livret A. Certes, la performance du placement immobilier n’a été que de 5,2% entre 1990 et 2005 en raison du krach de la pierre. Et le placement actions n’a progressé que de 6,5% par an entre 1998 et 2005. Mais les jeunes acheteurs raisonnent, eux, à un horizon de quarante ans. Et là, la pierre retrouve tout son charme.
Agnès Severin
Source: Nouvel Obs - 08.03.2007
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