La hausse des prix de l'immobilier freine les intentions d'achat

La hausse des prix de l'immobilier freine les intentions d'achat

53% des personnes sondées pensent que les prix de l'immobilier vont continuer à augmenter. Parmi elles, 26% se disent sont prêtes à acheter "dès que possible", tandis que 33% préfèrent attendre que les prix baissent. Le marché devrait rester dynamique en 2007.

Comment des Français perçoivent-ils le marché immobilier ? Pour répondre à cette question le réseau d'agences immobilières ORPI a confié au Credoc (Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vies) le soin de réaliser un sondage. Effectué auprès 1.026 personnes, interrogées par téléphone en janvier et février, celui-ci révèle le ressenti et les aspirations immobilières de nos concitoyens.

26% disent vouloir acheter "dès que possible"

Les prix de l'immobilier vont continuer à augmenter cette année, mais dans des proportions plus raisonnables, les experts évoquant "un atterrissage en douceur". Cela n'a pas échappé aux personnes interrogées, qui en majorité (53%), pensent que les prix de l'immobilier vont continuer à augmenter. Parmi eux, 26% sont prêts à acheter "dès que possible", quand les attentistes (33%), disent vouloir attendre que les prix baissent pour se lancer. Mais avec la hausse continue des prix depuis 1997, 30% des actuels propriétaires reconnaissent qu'ils ne pourraient plus s'offrir, aujourd'hui, le logement qu'ils occupent.

22% disent avoir un projet immobilier

22% des personnes interrogées disent avoir un projet immobilier (42% des 18-34 ans). 84% d'entre elles souhaitent acheter leur résidence principale et 10% leur résidence secondaire ou réaliser un investissement financier. En extrapolant ces chiffres, les experts du Credoc et d'ORPI anticipent pas moins de 2 millions de transactions immobilières dans les deux années à venir. Avec un bémol cependant : "il y a toujours un décalage important entre les intentions d'achat et la réalité", conclut Bernard Cadeau, président du réseau ORPI qui précise que selon toute vraisemblance, "le marché devraitrester dynamique".

Mireille Weinberg

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