Les loyers ont augmenté de 2,5 pour cent en 2010

Les loyers ont augmenté de 3,2% à Paris en 2010

Les loyers ont augmenté de 3,2% à Paris en 2010.
Les loyers ont augmenté de 3,2% à Paris en 2010. Crédits photo : Jean-Christophe MARMARA/Le Figaro

Après plusieurs années d'accalmie, les loyers des logements du parc privé sont repartis à la hausse en 2010. Il faut compter en moyenne 12,3 euros par mètre carré.

L'association de consommateurs CLCV s'en était émue au mois de septembre. S'ils confirment l'accélération de la hausse des loyers en 2010, les chiffres publiés ce mardi par l'observatoire Clameur sont considérés toutefois par les experts comme modérés par rapport à l'envolée du début des années 2000.

En 2010, les loyers des nouvelles locations et des renouvellements de baux dans le parc privé ont progressé en moyenne de 2,5%. «Cette hausse modérée de ces loyers appelés -de marché- est supérieure à l'inflation (1,5%) mais reste inférieure à la moyenne annuelle (+3,2%) constatée depuis la création de cet observatoire en 1998», souligne Michel Mouillart, professeur d'économie à l'Université de Paris X, et auteur de cette étude. Surtout, elle fait suite à trois années d'accalmie. Les loyers avaient crû de 2% en 2007, puis de 1,6% en 2008 avant de stagner (+0,1%) en 2009. Un ralentissement qui découlait directement de l'emballement des années précédentes. En 2000, le rythme de progression annuel avait atteint 6,5%.

Les studios en tête

En 2010, le loyer de «marché» s'établit en moyenne à 12,3 euros par mètre carré . Les prix peuvent cependant descendre à 3,5 euros/m2 ou grimper jusqu'à 54 euros/m2. Les studios restent toujours plus cher,16,4 euros/m2 en moyenne, alors que les 5 pièces et plus ont des loyers moyens de 9 euros/m2. La localisation du bien joue également. C'est en Lorraine (+ 3 %), dans le Centre (+ 3,4 %), en Ile de France (+ 3,3 %) mais surtout en Picardie (+ 4,9 %), dans le Limousin (+ 5,2 %) ou encore dans le Nord Pas de Calais (+ 5,8 %) que les loyers ont subi la plus forte inflation. Les villes de Montreuil en Seine-Saint-Denis (+7,4%), de Villeurbanne dans le Rhône (+ 7,3%) de Rueil-Malmaison dans les Hauts-de-Seine (+6,8%), ou encore de Lyon (+5,9%), ont connu de très fortes hausses de loyers. En comparaison, la capitale n'a pris que 3,2%, tandis que Cannes et Neuilly s/Seine voyaient le montant des loyers baisser.

La hausse des loyers est beaucoup plus forte lorsque les propriétaires remettent leurs biens sur le marché après le départ de l'ancien locataire. Elle a ainsi atteint +5,6% en 2010. La réalisation de travaux avant la remise du biens sur le marché a également un impact. Les loyers augmentent ainsi de 7,9% en cas d'amélioration, du logement, de 3,8% pour les travaux courants. Le prix peut même baisser parfois (0,3% ) si aucun travaux n'est effectué sans aucune remise en état. D'après l'observatoire, c'est le cas pour 25% des logements remis en location.

Pour les locataires en place, la tendance est la même. L'indice de référence des loyers (IRL), qui sert de base pour la révision de ces loyers, a gagné 1,45% au quatrième trimestre 2010, sa plus forte hausse depuis près de deux ans.

Pour 2011, la hausse, qui s'explique principalement par une mobilité accrue des Français après la crise économique et par le manque de logements dans les régions les plus dynamiques, devrait être «comparable à celle de 2010», soit environ 2,5%, estime Michel Mouillart.

(Avec AFP)

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